25 juillet 2009 : temps magnifique pour ce dernier WE de juillet ! Dernière occasion de toucher du rocher avant un mois d'août sous le signe de l'attente... le ventre de Pauline s'arrondissant de plus en plus, le petit locataire devrait finir par avoir envie de voir un peu la lumière du jour !
Au menu, grande voie "montagne" à Gavarnie avec la Face Sud Directe au Pic des Sarradets et ses 180 m d'ascension sur un calcaire d'une qualité incroyable ! L'occasion pour ma part de poser mes premiers coinceurs...
Petite frayeur au moment du départ à 5h de matin : le baudard de Pascal est resté à Toulouse ! Le temps de réveiller le beau-père, et me voila parti direction Gavarnie un baudrier de rechange sous le bras !!!!
C'est donc avec une heure de retard sur l'horaire initial que nous quittons le col des Tentes direction le refuge des Sarradets (via le col de Boucharo).
Après 1h de marche, nous voici au pied de la face.
1ère étape, rejoindre la terrasse herbeuse d'où part la voie par environ une trentaine de mètre d'ascension dans une mélange de dalles très inclinées et de cheminées faciles (cotation 2 à 2c).
Sur la terrasse, deux marmottes nous attendent pour nous souhaiter la bienvenue...
Ultimes préparatifs, puis Pascal, enjambant un névé un peu pénible, s'engage dans la première longueur.
Après un départ sur la gauche de la dalle, le long d'une fissure protegeable, il rejoint le relais en pleine dalle avant de me faire monter à mon tour.
C'est ensuite à mon tour de partir en tête dans la longueur 2 !
D'après le topo, cette longueur contient une partir en 6a bien équipée.
Après une vingtaine de mètres d'ascension semi-équipée (l'occasion pour moi de me familiariser avec la pose de protections), je rejoins un relais sur spit sur une petite vire.
Je décide de m'y arrêter. Je n'ai pas senti le 6a et pour cause, il est juste au dessus de ma tête (comme indiqué dans le topo, très bien équipé, un point tous les 2m).
C'est donc Pascal qui s'élancera dans ce qui se révèle être un sacré 6a en dalle ! Tout en finesse et loin d'être évident !!!
La suite de la longueur est plus simple, et le relais encore une fois sur spit très confortable !
Là, nous marquerons une pause : ce que nous observons diffère du topo de camp to camp et il faut ouvrir les yeux pour s'accorder sur un itinéraire. A ce moment, je suis bien content d'être avec Pascal qui a déjà une solide expérience du TA. Il repère assez rapidement la trajectoire qui nous permettra de monter en nous protégeant sur deux fissures successives.
J'hésite un moment avant de partir en tête, ne voyant au dessus de moi plus aucun point ! Mais l'envie est plus forte.
Je gravis environ 2 à 3m avant de poser mon premier camalot... C'est loin d'être évident, la fissure n'étant pas très évidente à protéger. Après de multiples hésitations, je pose une protection dont je doute vraiment de la solidité et je continue. Quelques mètres plus loin, je rencontre avec bonheur un piton caché du bas. Je m'y assure et continue mon ascension avec un peu plus de réussite dans la pose de mes camalots.
J'arrive enfin à une petite vire. Devant moi un gros piton pour unique point de relais. Je double ce point par une sangle autour d'un piton solidement encré et fait monter Pascal.
S'ensuivront deux longueurs plutôt jardin (dont une difficilement protégeable ouverte de main de maître par Pascal) avant de rejoindre le sommet.
La vue y est magnifique !
Nous rejoindrons ensuite rapidement la terrasse herbeuse du départ par un couloir assez raide face au col des Sarradets.
Pour la suite, désescalade de la cheminée du départ avant de couper sur les dalles à hauteur du col ! Dernière partie très aérienne de la course, Pascal est à l'aise comme un chamois, moi un poil plus stressé. La traversée n'est pourtant pas difficile du tout (on pourrait presque marcher sans les mains par moment), juste très aérienne.
Du col, le retour à la voiture nous semblera bien long ! La fatigue n'aidant pas à se motiver...
Quel bonheur d'enlever enfin les chaussures et le baudrier, de poser le sac et de nous jeter sur nos sandwichs avant de rejoindre Naomi qui nous attend au village de Gavarnie. Après un petit pot en terrasse, retour sur Pau.
Le repas avalé, nous partons avec Pauline boire un coup avec ses copines palloises.
Je ne tiendrai pas 30 mn avant de m'endormir complètement sur ma chaise, écrasé de fatigue, des images pleins la tête !
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lundi 27 juillet 2009
dimanche 3 août 2008
Dent d'Orlu - Fleur de Rhodo
02 août 2008 : Pauline m’ayant abandonné pour un WE fête et bronzette entre filles pour son (2ème !) enterrement de vie de jeune fille, je décide de profiter de mon samedi pour accepter l’invitation d’Espen à aller visiter les dalles très inclinées de la Dent d’Orlu.
C’est pour moi la première grande voie sur la Dent et pour Espen une nième tentative d’atteindre le sommet par la face Est, les précédentes ayant été à chaque fois avortées du fait d’une météo capricieuse !
Pour ce samedi, aucun risque, Météofrance annonce grand beau pour toute la journée !
Pourtant, à 6h45 le matin, au départ de la maison, le ciel est couvert et à l’arrivée sur le parking de la Poêle à Frire, le ciel est toujours encombré de nuages. Je regrette de n’avoir pas apporté de veste : la voie étant située à 2000 m, pour peu que le vent souffle…
Mais nous n’avons pas le temps de finir notre chocolatine que le ciel se déchire vers le sud pour laisser apparaître la Dent sur fond de ciel bleu ! Je peste de ne pas avoir d’appareil photo, Pauline l’ayant embarqué pour son WE à la plage (pour vous donner une idée du site, j'ai piqué celles de Seb, prises un an auparavant le 15 août 2007. De toute façon, il est au Pérou, il risque pas de m'en empêcher !!!).
Nous préparons nos sacs rapidement puis nous nous élançons sur un petit chemin qui serpente un moment dans les bois avant rejoindre la crête de Llau menant au pied de la Dent. Au bout de 20 minutes, nous passons au dessus de ce qui reste de la perturbation. Derrière nous, un mer de nuages de plus en plus éparses recouvre la vallée.
Après une heure de marche, nous débouchons enfin au pied de la face Est de la Dent !
La vue est saisissante : dans les 400 m de parois inclinées, avec une roche au reflet rosé. Superbe ! Un grimpeur dans la première longueur d'une voie de la face semble perdu au milieu d'un lac pétrifié (je sais, ça fait un peu métaphore à deux francs six sous, mais vue du col, cette vaste dalle lisse et inclinée donne véritablement l'impression d'une étendue d'eau et la vue est superbe).
Nous rejoignons le départ de notre voie, Fleur de Rhodo, 11 longueurs de 40 à 45 m chacune, une des plus belles voies de la face à en croire le topo). Une cordée est à l'attaque de la première longueur. Nous hésitons un moment à partir dans la voie Supersé voisine, mais le temps que nous nous équipions, notre cordée espagnole est déjà au relais n°3.
Je m'engage donc dans la 1ère longueur en 5a de Fleur de Rhodo. L'escalade est déroutante, tout en placement, et il faut un temps d'adaptation pour se sentir pleinement à l'aise sur ces dalles. Arrivé au relais, je laisse la place à Espen pour l'ouverture de la 2ème longueur. Nous grimperons ainsi en réversible jusqu'au sommet.
Le soleil ne nous quittera pas une seconde et en débouchant au sommet après 465 m d’escalade, les premiers coups de soleil se font sentir sur les bras mais le sourire est au beau fixe malgré la faim ! Le topo ne nous avait pas menti : « peut-être la plus jolie voie de la Dent dans cette difficulté… un grand plaisir d’escalade en perspective… ». Je retiendrai notamment le passage surprenant du 1er surplomb (5c+) et la vue depuis R6 d’Espen progressant sur la très belle dalle colorée de L5 à quelques 200m du sol !
Le pique-nique en plein soleil au sommet finira de nous achever et nous décidons alors de redescendre à la voiture. A 20 m sous le sommet, nous dépasserons de larges zones d’ombre où il aurait fait si bon manger !!!
Le retour vers Toulouse nous semblera bien long. A l’arrivée sur Preserville, un coup de fil de Philou et Sabine se transforme vite en barbecue improvisé à la maison. Nous nous retrouverons finalement à 6, Epsen, Vivi et Bruno s’étant joints à la fête. La soirée sera très agréable malgré la fatigue…
C’est pour moi la première grande voie sur la Dent et pour Espen une nième tentative d’atteindre le sommet par la face Est, les précédentes ayant été à chaque fois avortées du fait d’une météo capricieuse !
Pour ce samedi, aucun risque, Météofrance annonce grand beau pour toute la journée !
Pourtant, à 6h45 le matin, au départ de la maison, le ciel est couvert et à l’arrivée sur le parking de la Poêle à Frire, le ciel est toujours encombré de nuages. Je regrette de n’avoir pas apporté de veste : la voie étant située à 2000 m, pour peu que le vent souffle…
Mais nous n’avons pas le temps de finir notre chocolatine que le ciel se déchire vers le sud pour laisser apparaître la Dent sur fond de ciel bleu ! Je peste de ne pas avoir d’appareil photo, Pauline l’ayant embarqué pour son WE à la plage (pour vous donner une idée du site, j'ai piqué celles de Seb, prises un an auparavant le 15 août 2007. De toute façon, il est au Pérou, il risque pas de m'en empêcher !!!).
Nous préparons nos sacs rapidement puis nous nous élançons sur un petit chemin qui serpente un moment dans les bois avant rejoindre la crête de Llau menant au pied de la Dent. Au bout de 20 minutes, nous passons au dessus de ce qui reste de la perturbation. Derrière nous, un mer de nuages de plus en plus éparses recouvre la vallée.
Après une heure de marche, nous débouchons enfin au pied de la face Est de la Dent !
La vue est saisissante : dans les 400 m de parois inclinées, avec une roche au reflet rosé. Superbe ! Un grimpeur dans la première longueur d'une voie de la face semble perdu au milieu d'un lac pétrifié (je sais, ça fait un peu métaphore à deux francs six sous, mais vue du col, cette vaste dalle lisse et inclinée donne véritablement l'impression d'une étendue d'eau et la vue est superbe).
Nous rejoignons le départ de notre voie, Fleur de Rhodo, 11 longueurs de 40 à 45 m chacune, une des plus belles voies de la face à en croire le topo). Une cordée est à l'attaque de la première longueur. Nous hésitons un moment à partir dans la voie Supersé voisine, mais le temps que nous nous équipions, notre cordée espagnole est déjà au relais n°3.
Je m'engage donc dans la 1ère longueur en 5a de Fleur de Rhodo. L'escalade est déroutante, tout en placement, et il faut un temps d'adaptation pour se sentir pleinement à l'aise sur ces dalles. Arrivé au relais, je laisse la place à Espen pour l'ouverture de la 2ème longueur. Nous grimperons ainsi en réversible jusqu'au sommet.
Le soleil ne nous quittera pas une seconde et en débouchant au sommet après 465 m d’escalade, les premiers coups de soleil se font sentir sur les bras mais le sourire est au beau fixe malgré la faim ! Le topo ne nous avait pas menti : « peut-être la plus jolie voie de la Dent dans cette difficulté… un grand plaisir d’escalade en perspective… ». Je retiendrai notamment le passage surprenant du 1er surplomb (5c+) et la vue depuis R6 d’Espen progressant sur la très belle dalle colorée de L5 à quelques 200m du sol !
Le pique-nique en plein soleil au sommet finira de nous achever et nous décidons alors de redescendre à la voiture. A 20 m sous le sommet, nous dépasserons de larges zones d’ombre où il aurait fait si bon manger !!!
Le retour vers Toulouse nous semblera bien long. A l’arrivée sur Preserville, un coup de fil de Philou et Sabine se transforme vite en barbecue improvisé à la maison. Nous nous retrouverons finalement à 6, Epsen, Vivi et Bruno s’étant joints à la fête. La soirée sera très agréable malgré la fatigue…
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